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« Dans tous les arts, il s'agit bien moins, au début de faire mieux que les autres, que de faire autrement. » (1)

 Vous êtes donc invité à lire les notes de bas de page avant la lecture de cette lettre ouverte. Le fond et la forme seront ainsi en adéquation avec les références, qui se suffisent à elles-mêmes bien plus qu'un complément d'information traditionnel...

Merci de votre complicité.

Vous avez tous lu dans la presse de ces derniers mois ou à défaut entendu à la radio ou dans votre télévision, ces mots magiques qui donnent encore et toujours une impression de déjà vu : citoyen et démocratie participative. Il n'y a pas un département en France, une grande ville où une liste se présente affublé d'une de cette étiquette revendiquée, quand ce n'est pas des deux.

Et pourtant si on dépasse la lecture des titres et des accroches, on comprend vite que cela ne sont que des faire-valoir, sorte de valeurs ajoutées à d'anciens élus évincés en manque de différentiation, à une majorité qui veut s'accrocher à son siège, ou à des électeurs concernés politiquement et écœurés par le « bipartisme centriste » ou les extrêmes.

Ces derniers pour la plupart, au même titre que les premiers, ne font que reprendre des phrases creuses, ne proposent aucun programme défini de gouvernance ou d'outil. Même si leurs intentions semblent louables, ils ne s'appuient sur aucune réalité constructive et sur aucun engagement en rapport avec une vraie démarche citoyenne de démocratie participative (2).

Certes, on m'opposera l'exception qui confirmera la règle, et on me rappellera que plus de 200 listes ont signé la charte d'Anticor (3), se rapprochant ainsi d'un « guide de bonnes conduite » de gouvernance... Mais avec plus de 36 600 communes multipliées par combien de listes, je vous laisse juge du taux de pénétration d'une certaine morale politique ! Ces listes qui signent la charte Anticor, certes contraignante, donnent une certaine image de la différence, mais ne présentent aucune façon de gouverner autrement.

Pourquoi dans ce contexte si favorable, les listes citoyennes de démocratie participative de l'EBR-T sont un fiasco, malgré un vrai socle programmatique s'appuyant sur un contrat moral (4), malgré plus d'une cinquantaine de contacts à travers la France en 2013, plus d'une vingtaine de listes pressenties raisonnablement à la dernière rentrée et aucune en final qui ne verra le jour par manque de citoyens investis au moment de la déclaration en préfecture ?

Appel citoyen de démocratie participative

« Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas. » (5)

Bien sûr, le fait d'être un parti non statutaire par choix, et donc ne n'avoir aucun moyen financier en accord avec nos convictions, de n'avoir non plus de réseau pour le maillage des vecteurs de communication est un véritable handicap. Tout comme le fait de n'avoir pas de véritable professionnel en communication ou d'attaché de presse, professionnel s'entendant ici comme possesseur d'un carnet d'adresse et de relations bien placées.

Mais qu'est ce qui empêche le journaliste lambda de relayer des articles de fond sur la démarche ? Qu'est ce qui motive le simple et pur refus de se faire écho dans la presse radio, télévision, papier ou internet, même alternative, d'un simple appel à constitution de listes citoyennes de démocratie participative, alors que depuis des mois on diffuse des « informations sur le mariage de la carpe et du lapin », sur les « fusils à tirer dans le coin » lors des accords pré-électoraux, ou qu'on donne une tribune à quelques personnes énervées, peut-être légitimes, affublées d'un drapeau indépendantiste qui nous promettent de faire entendre leur voix avec la constitution d'une liste ?

Pour que la démarche puisse obtenir un résultat, il eut fallu que nous soyons non pas entendus ou écoutés, mais pour le moins diffusés !

La condition de réussite de la démarche ne peut se contenter des seuls outils que nous nous étions donnés : site internet, communiqué de presse, mailing, phoning aux rédactions et aux journalistes locaux, comme nationaux.

Si nos idées de gouvernance sont plus que dans l'air du temps, si les abstentionnistes, les non inscrits, les votants blancs ou nuls et les désœuvrés de la chose politique furent et restent le premier parti de France (6), force est de constater que nous n'avons pas réussi à faire connaître notre programme et notre projet de société...

La déformation des idées par la réduction de l'expression

« Il s'agit moins de penser davantage que de penser autrement. » (7)

Les personnes qui ont choisi l'engagement politique n'ont d'autres choix que de personnifier les idées qu'ils défendent : c'est la loi du genre imposée par nos esprits déformés par tant d'années de fausse démocratie, de règles sournoisement mises en place par un sérail aux affaires depuis des décennies, voire des siècles, et par notre abrutissement « téléradiovisuel » actuel.

De fait, on relaie le « il », le « elle », mais pas la prise de conscience demandée, et surtout pas les informations essentielles de votre démarche... Quand on ironise pas de surprise, à la limite de la condescendance !

Ceux qui pensent que l'internet va être la porte de sortie se trompent ; on connaît par cœur les sites d'influences montés de toutes pièces par les partis en place, les soit-disant révolutions par réseaux sociaux interposés, et on constate aussi les politiques éditoriales de la presse dite « classique » : on a un contenu libre et partiel, un contenu payant et incomplet, et l'édition totale numérique et « exhaustive » en téléchargement où, quand la règle vous le permet, vous avez cinq lignes qui résument trente minutes d'entretien, réduit aux « différences sensationnelles » (8). Soit vous n'existez pas, soit vous êtes réduits à caricature ou au rôle de la mouche du coche...

Et ne croyez pas plus en la presse dite « alternative », dont l'immense majorité sont des sous-marins des partis traditionnels ou sont noyautés par des « extrêmes » de l'échiquier politique : posez-vous aussi la question qui se cache derrière, et pour qui appellent à voter les sites de presse ou d'associations soi-disant caritatives, écologiques ou humanistes (9) ?

Pas d'écho, pas d'appel, pas de relais sérieux de l'information et omerta constatée et avouée pour certains, dans la presse locale, nationale et alternative, un résultat sans appel (10). On voudrait museler un changement à venir qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

La politique ou le moyen d'exister dans un système obsolète

« C'est la différence d'opinion qui fait les courses de chevaux. » (11)

Nous avons choisi de nous aligner au départ de chaque élection, car c'est encore pour l'instant encore le seul moyen qui s'inscrive dans une démarche légaliste, non violente et non agressive en terme d'image.

Il ne s'agit pas pour nous de provoquer le sensationnel, le bizarre ou les autorités ! D'autres s'en chargent très bien à notre place, même si leurs propositions sont néanmoins obsolètes, sans être vides de sens et d'adaptation. Comme le dit si bien Pierre Rabhi devant l'une de nos caméras : « cela reste un aménagement du Titanic... » (12)

Alors on a beau essayer de nous vendre de l'union, de l'écoute, de la compassion, de la consultation à toutes les sauces, il n'en reste pas moins que cela est encore et toujours une façon simple et efficace de nous enfumer et de nous forcer à regarder ailleurs. On y met même de la méthode, du détournement et de la récupération à peine déguisée. (13)

Il faut dire aussi que la démocratie citoyenne et participative a une marraine médiatique, en la personne de Mme Royal, qui avait dès le départ parfaitement réussi la circonvolution nécessaire pour vider le concept de sa substance initiale ! Et pourtant, il nous faudra bien donner du sens aux maux, puisque les mots ont du sens...

Mais là aussi, on se bute à la pensée unique, aux médias aux ordres ou aux individus conditionnés ? Nous entendons d'ici les adeptes de la théorie du complot abonder dans notre sens et brandir l'étendard du communautarisme et de la paranoïa. Sachez que nous croyons plus à une convergence d'intérêts au fil de notre histoire colonialiste, lointaine et contemporaine : dans notre paradigme, le profit et le pouvoir sont deux arguments auxquels on n'oppose pas de résistance quand il s'agit de développer son bien-être personnel... Et les « commentateurs de la politique » n'en font bien sûr pas exception.

Et d'ailleurs comment le pourraient-ils ? Regardons objectivement les comptes de résultats de la presse française, et les subventions étatiques les équilibrant pour le plus. Constatons la concentration des médias nationaux et régionaux entre les mains d'une poignet d'industriels, d'hommes d'affaires et de banquier... De leur condition de simples hommes ou femmes, tout comme vous et moi, tout comme nos hommes politiques, ils ne peuvent « mordre la main qui les nourrit ». (14)

De là à citer George Bernard Shaw (journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.), il n'y a qu'un pas que nous nous refusons à franchir.

De la parole aux actes

« Il faut vivre comme l'on pense, autrement l'on finit par penser comme l'on vit ! » (15)

S'il est facile de rejeter sur l'autre ses propres échecs, il nous faut remettre en cause, pour le moins, notre communication.

Mais on ne peut occulter le fait qu'il nous est impossible de pouvoir confronter notre programme au sein d'un débat, car aucun contradicteur à ce jour n'a osé se présenter sur le fond des idées et sur la proposition sociétale dont nous sommes porteurs : nous entendons toujours les mêmes sarcasmes, les même piques ironiques, les mêmes adjectifs d'utopistes ou de rêveurs de personnes qui n'ont aucun argument puisqu'il n'ont rien lu, ou pour le mieux un regard amusé, bienveillant et condescendant qu'ont certains grands-parents à l'égard des envolées politiques et verbales de leurs petits-enfants ! Quant aux plus objectifs, ils avouent ne pas y avoir penser et sont totalement démuni a priori pour un quelconque échange...

Néanmoins, nous avons plus de 200 propositions nationales d'une société de transition (16) et un contrat moral de 22 engagements inaliénables municipaux (4). Certes pas d'adhérents puisque nous n'avons pas de carte à vendre, mais plus de 3 700 authentiques « likers » (17) et plus de 800 000 consultations cumulées sur le site en refonte de l'EBR-T (18). Qui en parle ? Qui accepte d'en débattre ? Et qui se refuse à la diffusion même de ces informations ? Les intérêts des uns sont l'objectif des autres ; ne nous étonnons plus de cet état de fait !

Alors très loin des mascarades de certains altermondialistes ou de vrais faux dissidents, qui ne font que prétendre à une part du grand spectacle de notre société organisée par ceux-là à qui ils s'opposent, proposant en leur sein des solutions adossées au système, parfois réellement indignés, mais toujours incapables de changer de référent, gardant un œil sur l'objectif et changeant souvent d'angle de vue, mais dans l'impossibilité d'appréhender l'Autrement dans sa totalité, nous oeuvrons...

Sortir du système, voilà le vrai défi qu'il va nous falloir opposer à ceux qui veulent l'aménager ! L'Autre est ici tellement différent dans sa finalité, que la proposition de transition sociétale avancée par l'EBR-T n'a d'autre raison d'être que d'éviter un chaos socio-économique mondial vers lequel nous nous dirigeons tout droit.

Quoi qu'il en soit la nature reprendra ses droits ; à défaut que nous comprenions très rapidement que le fragile équilibre dynamique de l'écosystème, dans lequel nous ne sommes pas les maîtres, mais un simple composant destructeur, nous rejettera hors de son cercle.

Changeons donc nos pratiques, nos gouvernances et passons de l'échange au véritable partage.

L'aveuglement, c'est quand la différence ne sépare plus, allons donc vers l'Autrement (19) !

Appel aux votes ou au suivi

« Conseil, cadeau bon marché » (20)

Il n'y a pas d'errance dans les propos tenus et pas de contradiction à vouloir changer les gouvernances locales au même titre que les nationales, de cela nous pouvons en convenir.

Il n'y a pas non plus de « guide » dans le chemin intérieur que nous devons faire afin d'envisager l'Autre en toute complétude. Il n'y a que des choix qui tendront peut-être un jour vers le passage d'une civilisation vers une autre ; cela est juste un parcours d'évolution que nous nous accorderons, si nous en avons le temps et la présence d'esprit.

Aujourd'hui, nous devons élire nos gouvernants locaux de demain. Malgré toutes les déclarations d'intention, ils sont de fait déjà cumulards puisqu'ils iront aussi, de par la nouvelle loi, aux communautés d'agglomérations. La grande majorité s'inscrivent dans la Différence subtile par rapport à leurs opposants : ils sont de fait les même acteurs d'un même système...

Nous n'avons pas, par nature, à appeler à voter pour quiconque, d'autant plus que nous ne sommes pas « légitimes » dans ce débat au sens légaliste et préfectoral, non porteur de listes complètes et officielles.

Néanmoins, nous vous invitons à suivre, dans les localités où nous avons pu faire partie du débat, même en dehors des médias, quelques réflexions de bon sens et de pragmatisme.

Sur Pau, la liste « Pau'pulaire » de Medhi Jabrane (21) nous semble la mieux à même de porter certaines valeurs que nous défendons : transparence, honnêteté, souci citoyen, non communautarisme (contrairement à ce que ses adversaires veulent faire croire), probité et intégrité.

Sur Dax, restez à l'écoute d'Emmanuel Klein et de sa liste « Dax, l'Alternative citoyenne » (22), car il est de fait un acteur social légitime qui compte et le porteur d'une émergence de ville en transition. Il ne manquera de s'adresser à vous prochainement d'ailleurs.

Sur Fréland, notre coordinateur, Romain Didierjean a rejoint une liste dissidente « Unir nos idées », lui apportant en dote quelques idées issues de notre contrat moral. Il sera intéressant de savoir ce qu'ils en feront...

Sur Biarritz, notre coordinateur constate, que des institutionnels aux surfeurs trentenaires, encore une fois le manque de différence appelle à la fuite des urnes.

Sur Bayonne, rien de neuf sous le soleil, mais l'humanisme serein et la réelle écoute de Jean-René Etchegaray (23) semblent être la seule alternative empreinte d'expériences, de bon sens et la garantie d'une gestion pour tous et égalitaire.

A défaut, pensez éventuellement à voter blanc, même non comptabilisé dans le quorum, cela reste une véritable alternative démocratique !

Stéphane Bernard, coordinateur des Listes Citoyennes de Démocratie Participative.

(1) « Dans tous les arts, il s'agit bien moins, au début de faire mieux que les autres, que de faire autrement. » - Charles-Augustin Sainte-Beuve

(2) quelques exemples parmi des centaines :

http://blogs.mediapart.fr/edition/municipales-2014/article/200214/des-listes-citoyennes-pour-contrer-labstention

http://www.lavoixdunord.fr/region/saint-andre-tous-acteurs-de-notre-ville-ia22b129506n1936992

http://www.lavoixdunord.fr/region/agir-ensemble-pour-givenchy-veut-mettre-la-democratie-ia35b54064n1934060

http://www.metronews.fr/municipales-2014/avec-democrateek-les-nantais-se-lancent-en-politique/mncd!oWGONAXZl6F4A/

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/04/1831609-quartiers-libres-pour-les-conseils.html

(3) http://www.anticor.org/2014/02/10/plus-de-200-tetes-de-liste-ont-signe-la-charte-anticor-2014/

(4) http://www.la-democratie-participative.org/contrat-moral.html

(5) « Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas. » - Epictète

(6) http://www.stephanebernard.eu/images/revue-de-presse/stephane-bernard-bani-1-tour-presidentielles-2012.jpg

(7) « Il s'agit moins de penser davantage que de penser autrement. » - Jean-Marie Domenach

(8) cf abonnement sudouest.fr par exemple.

Nous en profitons pour remercier Pierre Penin de Sud-Ouest Pays Basque pour son professionnalisme et son sens de l'équité, même si elle est soumise à la loi du genre et que personne n'a pu comprendre un instant le socle de notre démarche. Nous remercions aussi le site aqui.fr.

(9) Il est à noter le refus de dialogue et de débat de fond de ce genre de mouvement. Pour exemple :

http://www.la-democratie-participative.org/la-com/la-revue-de-presse/22-pourquoi-il-ne-faut-pas-signer-le-pacte-energetique-de-bizi.html

(10) Nous ne remercions pas l'ensemble des journalistes et leur direction rédactionnelle (papier ou internet) qui ont refusé tout article, tout appel et ce malgré de nombreux communiqués de presse depuis juillet 2013, de contacts téléphoniques explicatifs de notre démarche, à savoir Carole Gamelin, Jean Marziou, Hubert Bruyère , Sébastien Compagnon de La République des Pyrénées.

Nous ne remercions pas Nicolas Rebière et Patrice Sanchez de Sud-Ouest Pau, Eric Bentahare de pyreneesinfo.fr

Et nous faisons remarquer à Pierre Lasterra de La semaine du Pays Basque que nous attendons toujours un article de fond depuis octobre 2013.

(11) « C'est la différence d'opinion qui fait les courses de chevaux. » - Mark Twain

(12) http://www.civilisation-sans-argent.org/fr/mediatheque.html

(13) http://blogs.mediapart.fr/blog/romain-lacuisse/260214/democratie-participative-et-municipales-petit-guide-pratique-l-attention-des-candidats

(14) http://www.observatoiredessubventions.com/2012/montants-des-aides-publiques-a-la-presse/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_%C3%A0_la_presse_en_France

http://www.contrepoints.org/2013/09/21/139709-fin-medias-detat-ca-presse

http://www.ojim.fr/presse-ecrite-5-milliards-deuros-de-subventions

http://www.latribune.fr/technos-medias/medias/la-concentration-actuelle-des-medias-pose-un-vrai-probleme-democratique-julia-cage-502772.html

(15) « Il faut vivre comme l'on pense, autrement l'on finit par penser comme l'on vit ! » - Paul Bourget

(16) Programme de l'EBR-T

(17) https://www.facebook.com/stephane.bernard.581

(18) http://www.ebrt.org

(19) http://www.lacitenaturelle.fr

(20) « Conseil, cadeau bon marché » - Tristan Bernard

(21) http://paupulaire2014.fr (site fermé)

(22) http://www.la-democratie-participative.org/programmes/dax.html

(23) http://www.jr-etchegaray.fr (site fermé)

Article rédigé le 15/09/2013

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Photo Stéphane Bernard« L’exercice désintéressé du pouvoir est toujours du domaine du possible » affirme Stéphane Bernard. Engagé pour la première fois dans une élection municipale, cet ancien cadre de la grande distribution reconverti dans les NTIC plaide pour la mise en place au niveau local de « véritables démocraties participatives ». Cette initiative, atypique par bien des aspects, a notamment été lancée dans les Pyrénées-Atlantiques en dépit de la difficulté qui consiste par exemple à réunir 53 noms de candidats sur une même liste dans une ville comme Pau, ou 43 à Bayonne.

Le mouvement EBR-T  (économie basée sur les ressources – La Transition)  auquel Stéphane Bernard invite les habitants à adhérer prône « une nouvelle forme de gouvernance ». Il  s’inscrit hors  des formations politiques et part de  plusieurs constats. A commencer par celui qui consiste à rappeler que « les blancs et les non-inscrits constituent le premier parti de France ».

« Dans un monde où tout est global, où l’effet papillon a pris tout son sens, on peut agir sur le plan international en passant par le local » estime son initiateur. Avant d’expliquer que la  démarche de EBR-T  s’appuie sur un contrat moral  composé d’une vingtaine de principes. Quitte, pour cela, à sortir carrément des sentiers battus. Ou encore, ce que ses promoteurs contestent, à se faire taxer d’utopiste.

On y trouve la règle intangible de non-cumul des mandats, mais aussi la non-indemnisation des élus, la transparence complète sur leurs revenus,  la priorité donnée aux circuits courts et à la notion de non-pollution,  l’interdiction des séances à huis clos, les référendums d’initiative populaire systématiques, la communication par internet, ou encore la désignation du maire par tirage au sort !

« L’idée est de redonner une forme de pouvoir aux citoyens » est-il rappelé. Trois niveaux d’implication leur sont proposés pour cela : le simple soutien, la coordination des idées émanant du terrain, ou l’inscription sur une liste électorale.

Pour le moment,  EBR-T a  obtenu l’adhésion de 3 200 personnes sur le plan national, tandis qu’une cinquantaine de communes, de tailles diverses, pourraient voir des listes émerger en France, assure Stéphane Bernard. En 2012,  celui-ci n’avait recueilli qu’une seule et unique voix lors des législatives, dans la 5e circonscription de Bayonne où il s’était présenté. Ce n’était pas la sienne. « Personne n’avait compris ma démarche ».

Renseignements : la-democratie-participative.org

VOIR LA SOURCE

Article rédigé le 15/09/2013

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Stéphane Bernard, ancien candidat atypique aux dernières législatives pour le mouvement EBR-T (Économie Basée sur les Ressources, la Transition) lance un appel à constitution d’une liste citoyenne dans le cadre d'une démocratie permanente et participative.

Une vingtaine de liste est pressentie dans toute la France ; Bayonne, Pau (64) et Fréland (68) sont déjà officialisées.

Le site de campagne (http://www.la-democratie-participative.org) n’est pas une proposition classique de propagande électorale. Cette plate-forme internet, créée par son coordinateur, se veut un outil de véritables démocraties participatives citoyennes. Elle propose une approche novatrice dans la « gestion de la cité ».

On y trouve la totalité des outils permettant de créer une liste, de soumettre à débat et de proposer un programme adapté au désir des concitoyens, tenant compte véritablement des spécificités de la commune.

« À l’opposé des pratiques politiciennes actuelles, en complète transparence et soucieuse d’une véritable éthique, cette démarche, bien que politique, ne peut s’associer à aucun des partis conventionnels actuels ; par la même, elle s’autorise à travailler avec l’ensemble des acteurs de la cité (partis politiques, associations, groupement d’intérêt, simple citoyen non représenté…). Ils seront donc directement interpellés et consultés ! » explique Stéphane Bernard.Photo de Stéphane Bernard

« Il est à espérer que le dialogue et la main tendue soient acceptés par l’ensemble des interlocuteurs, et ceci sans aucune considération du spectre droite-gauche, d’origine sociale, de confession religieuse ou de toute autre position divergente et clivante. » 

Un « contrat moral », socle programmatique indérogeable.

À l’heure où les autres candidats déjà déclarés ne proposent encore de programme, les listes EBR-T citoyennes de Démocratie Participative expriment déjà très clairement une autre forme de gouvernance appliquée.

« L’approche programmatique se veut à la fois pragmatique et respectant, sans aucune concession, un Contrat Moral que l’ensemble des candidats, non seulement signera, mais s’engagera à respecter, sous peine de révocation.

Ce contrat moral (aujourd’hui constitué de 21 points) n’est pas une profession de foi de plus, ni une suite de déclarations d’intentions ou de promesses ! Il est un engagement indérogeable et indissociable à notre démarche.

Il est offert pour seule prétention de redonner un sens à des mots aussi galvaudés que l’abnégation, la gratuité, l’éthique, le respect, la transparence, la démocratie, l’écocitoyenneté, la proximité et l’humanisme. »

En voici quelques extraits emblématiques :

  • Les listes sont toujours en nombre impair avec parité plus une femme.
  • Les candidats doivent être résidents dans la commune, ne perçoivent pas de rémunération ou d’indemnité, et ne peuvent cumuler d’autre mandat. Ils mettent à disposition du public leur feuille d’imposition et de déclaration du patrimoine de l’année précédant l’élection, ainsi que chaque année et l’année suivante de la fin de leur mandat.
  • Le rôle de maire est un poste tournant et par tirage au sort.
  • Le nouveau conseil municipal met en place des référendums d’initiative populaire : abrogatoires pour abroger un arrêté, législatifs pour soumettre un arrêté, révocatoires pour démissionner une personne, à hauteur de 5 % de la population majeure.
  • Une comptabilité mensuelle détaillée, nominative et analytique des remboursements de frais associés à la fonction des élus, mais aussi des salariés municipaux est mise à disposition des habitants sur le site de la commune.
  • Le vote blanc est reconnu au sein des décisions.
  • Chaque décision sera prise en donnant, sans exception, la priorité à la proximité, au local et aux "circuits courts", avec le souci permanent de durabilité, de modération consommatrice, d'approche systémique écologique et de préservation ou de développement des écosystèmes.

Stéphane Bernard précise : « Chaque candidat devra signer ce contrat moral avant toute présentation devant le suffrage communal.

Cette approche de transition n’est pas une utopie, une tentative expérimentale ou une démarche de plus dans une cacophonie de communication politique, mais une volonté de prouver que l’exercice désintéressé « du pouvoir » est encore et toujours du domaine du possible.

Nous croyons  à une certaine conception de la Politique (en tant que gestion de la cité), et à la gestion citoyenne empreinte d’abnégation et d’éthique.

Le monde associatif, qu’il soit sportif, social ou culturel,  avec ses millions de bénévoles, montre depuis longtemps une autre voie, rempli de compétence et de sincère abnégation ! »

Plus d’informations sur le site de campagne www.la-democatie-participative.org

Kit de communication pour la presse avec logo, illlustration et photos libres de droit.

Contact, entretien, vidéoconférence : Stéphane Bernard

Mail : 

Mobile : + (33) 695 747 894

Skype : ebrt.org

Article rédigé le 09/09/2013

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Le mouvement EBR-T veut présenter une « liste participative » à Bayonne, démarche en total décalage avec les us politiques. On peut en rire ou y réfléchir.

Aux législatives de 2012, Stéphane Benard avait été candidat d’EBR-T dans la 5e circonscription. Il a récolté… une voix.

Aux législatives de 2012, Stéphane Benard avait été candidat d’EBR-T dans la 5e circonscription. Il a récolté… une voix. (ph. n. Mollo)

Il aurait préféré ne pas sacrifier à la photo sine qua non. La politique que prêche Stéphane Bernard ne s’accommode pas de têtes de gondoles, d’ambitions où se diluent les grands principes. Cette ligne, en marge des mécanismes traditionnels du pouvoir est celle de l’association « de fait et non statutaire » EBR-T : Économie basée sur les ressources-transition. L’ultime résumé de son dessein peut se formuler ainsi : l’avènement d’un monde sans monnaie pour structurer les échanges, soucieux de la réelle capacité planétaire à produire des denrées. Stéphane Bernard annonce une liste EBR-T à la municipale bayonnaise (1).

Cet ancien militant du MoDem en est le « coordonnateur ». « Notre mouvement espère en présenter une vingtaine en France. » Des listes « citoyennes et participatives ». À tous les étages de la gestion publique, les tenants d’EBR-T estiment le pouvoir confisqué par des formations politiques courroies de transmission pour de puissants lobbies économiques et financiers.

Tirage au sort

La rhétorique peut confiner au populisme. Les intéressés réfutent. « Nous sommes dans la proposition. On s’adresse à toutes les bonnes volontés, quelle que soit la couleur politique ou la culture. Nous sommes ouverts. » Concrètement, le mouvement propose, à Bayonne, de créer une liste par « déclaration spontanée ». Qui veut peut se porter candidat, via la plateforme Internet la-democratie-participative.org « C’est notre outil. Et ça le sera aussi pour gérer Bayonne ».

Les éventuels candidats « spontanés » y trouveront le « contrat moral » en 21 points qu’ils s’engageront à respecter. « Un socle de valeurs guide notre démarche. Par exemple la priorité aux circuits courts. Le critère social et non polluant des décisions. Nos valeurs vont dans le sens de l’Homme, situé au sein de l’équilibre naturel. » Pas de cumul des mandats. Ni rémunération ni indemnité. Résidence obligatoire sur la commune. Transparence des revenus et patrimoine « un an avant l’élection, pendant le mandat et un an après ».

Les futurs possibles candidats doivent souscrire à ces points. Entre autres. L’onglet « candidatures » du site propose un formulaire simple comme bonjour. Et si plus de 41 personnes, nombre total de places sur une liste, le remplissent ? « Nous procéderons par tirage au sort. » Méthode iconoclaste que celle qui consiste à se fier au hasard.

Surtout lorsque, dans le projet municipal d’EBR-T, le maire sera lui aussi désigné par la fortune. « Ce sera un poste tournant. Nous prendrons tous ceux qui veulent bien être maire, nous diviserons les six ans du mandat par leur nombre. » On objecte ici le manque de sérieux de la démarche. Sa loufoquerie ? « On est le produit d’une culture et elle nous rend difficile la conception d’un tel système. Par contre, elle nous fait admettre que nous avons besoin d’être dirigés par des spécialistes, mieux à même de prendre les bonnes décisions à notre place. Pensez-vous vraiment que les bonnes décisions soient prises depuis des décennies ? »

Stéphane Bernard, plutôt qu’à la science des « spécialistes » et « professionnels de la politique », propose de s’en remettre au « bon sens », dans une approche « très pragmatique ».

Référendum

Ainsi, le mythique référendum d’initiative populaire deviendrait monnaie quasi courante. « Les habitants de Bayonne pourraient le solliciter par une pétition réunissant 5 % de la population majeure. Le site Internet municipal devra en faciliter la mise en œuvre. Par ce biais, les habitants pourront décider d’un arrêté, en révoquer un autre, proposer une délibération… » Le promoteur du système ne le veut pas systématique, mais « régulier » et « possible en permanence ». Le fameux « bon sens » populaire peut trahir l’idéal qui l’a porté ? « Si on veut mettre en place une vraie démocratie, on en accepte les conséquences. »

Pour l’heure, le site Internet est ouvert aux candidatures et propositions, qui construiront un possible programme. « Nous nous réunirons très vite. » Le sérieux de la démarche se mesurera certainement à sa capacité à produire ce programme, et constituer la liste qui le défendra.

(1) EBR-T envisage une démarche similaire à Pau. De même, dans la ville alsacienne de Fréland.

VOIR LA SOURCE

Article rédigé le 27/08/2013

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http://www.la-democratie-participative.org

Cette plate-forme se veut un outil de véritables démocraties participatives citoyennes ; à l’opposé des pratiques politiciennes actuelles, en complète transparence et soucieuse d’une véritable éthique, elle vous propose une approche novatrice dans la « gestion de la cité ». À votre disposition permanente, elle est soumise à évolution, à correction et à amélioration au fur et à mesure de vos demandes citoyennes.

Vous trouverez sur cette plateforme la totalité des outils vous permettant de créer une liste, de soumettre à débat et de proposer un programme adapté au désir de vos concitoyens, tenant compte véritablement des spécificités de votre commune.

Cette démarche, bien que politique, ne peut s’associer à aucun des partis conventionnels actuels ; par la même, elle s’autorise à travailler avec l’ensemble des acteurs de la cité (partis politiques, associations, groupement d’intérêt, simple citoyen non représenté…). Ils seront donc directement interpellés et consultés !

Il est à espérer que le dialogue et la main tendue soient acceptés par l’ensemble des interlocuteurs, et ceci sans aucune considération « du spectre droite-gauche », d’origine sociale, de confession religieuse ou de toute autre position divergente et clivante.

L’approche programmatique se veut à la fois pragmatique et respectant, sans aucune concession, un « Contrat Moral » que l’ensemble des candidats, non seulement signera, mais s’engagera à respecter, sous peine de révocation.

Ce contrat moral n’est pas une profession de foi de plus, ni une suite de déclarations d’intentions ou de promesses !

Il est un engagement indérogeable et indissociable constitué d’actes civils, non exhaustif et qui sera certainement complété par vos demandes.

Il est offert pour seule prétention de redonner un sens à des mots aussi galvaudés que l’abnégation, la gratuité, l’éthique, le respect, la transparence, la démocratie, l’écocitoyenneté, la proximité et l’humanisme.

Dans cet espace de démocratie, vous pourrez, de façon anonyme ou à visage découvert, une fois inscrit sur le site, commenter l’ensemble des idées, soumettre des propositions de « Programme » et débattre, de façon courtoise, avec d’éventuel contradicteur. Vous pouvez aussi prendre la coordination et la gestion d’une liste électorale municipale.

Pour tout cela, rendez-vous dans la page « Candidature » de votre plateforme.

Vous êtes invités à participer activement à la composition des listes citoyennes, d’établir ensemble les programmes adaptés à votre spécificité locale, et à postuler en temps que candidat sur les listes ; pour cela, inscrivez-vous sur le site de façon partielle ou complète, en fonction de vos objectifs, et rejoignez la communauté qui concerne votre ville.

Cette démarche de transition n’est pas non plus une utopie, une tentative expérimentale ou une démarche de plus dans une cacophonie de communication politique, mais une volonté de prouver que l’exercice désintéressé « du pouvoir » est encore et toujours du domaine du possible.

Stéphane Bernard, coordinateur.

Article rédigé le 26/06/2013

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